Le
domaine des Epioux (1.721 hectares) appartient au Centre public d'aide
social (CPAS) de Mons. Le CPAS a remplacé la Commission d'assistance
publique née le 10 mars 1925 de la fusion des Hospices civils et
du Bureau de bienfaisance.
L'industrie
métallurgique fut prospère dans le de Luxembourg dès
le 16è siècle. Les conditions d'existence s'y trouvaient
en effet réunies : présence d'une force hydraulique importante
- les ruisseaux y sont nombreux et permettent la constitution de retenues
d'eau produisant la force motrice; tandis que les grandes forêts
fournissent le combustible, c'est-à-dire le charbon de bois.
On trouvait
aussi, par exemple à Ruette, à Athus et à Halanzy,
du minerai facilement accessible, sur les hauteurs boisées ou dans
les flancs des coteaux.
Le centre principal
était le pays gaumais. Pendant trois cents ans, il sera le siège
de la grande métallurgie luxembourgeoise. En 1574, on trouve 52
usines dans les prévôtés d'Etalle, de Chiny et de Virton.
Et, aux alentours de Florenville, on peut citer Chameleux, Saiinte-Cécile,
Muno, Izel, Jamoigne, Orval, La Soye et les Epioux.
Les forges
des Epioux et Roussel employaient une trentaine de maîtres-ouvriers
et une dizaine de manoeuvres, sans compter le travail procuré à
de nombreux bûcherons, charbonniers et transporteurs.
Ces usines
étaient encore prospères en 1805; elles déclinèrent
et disparurent entre 1835 et 1850. Toute l'industrie métallurgique
de nos régions souffrit en effet de la raréfaction du bois,
de l'utilisation plus facile de la houille et du coke par des concurrents
mieux situés, de l'invention du chemin de fer, et de la fermeture
du marché français.
La fondation
des forges des Epioux nécessita la création d'étangs,
dont le plus grand, au pied du château, a un peu plus de 12 ha.
En 1888, une
rupture de digue libéra 500.000 m³ d'eau qui détruisirent
les usines des Epioux-Bas.
Le château
des Epioux fut construit en 1650 pour les facteurs des forges. Il fut restauré
en 1730 et Louis Zoude fit rehausser la tour en 1878.
Il connut
un hôte célèbre en la personne du Prince Pierre Napoléon
Bonaparte, fils de Lucien et neveu de l'Empereur. Au cours d'une vie aventureuse,
agitée, turbulente, courant le monde, il connut des années
plus paisibles dans quelques havres luxembourgeois, dont le château
des Epioux qu'il habita de 1862 à 1871, se livrant, entre autres,
à la chasse et à la rédaction d'ouvrages qu'il imprimait
ensuite lui-même.
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