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Préhistoire.
Période romaine. Le territoire est traversé par une chaussée très importante, la chaussée Reims-Trèves. Cette chaussée fut construite en 45 av J-C. sous le règne de Claude. Chameleux
fut le site d'une auberge-relais comprenant plusieurs bâtiments.
Ce relais exista pratiquement sur toute la période d'occupation
romaine en Belgique. Les bâtiments s'étendaient de part et
d'autre de la chaussée et l'on y a retrouvé beaucoup d'objets
permettant d'imaginer la vie d'alors (pièces de monnaie, outils,
une clé, d'innombrables tessons, pierres sculptées etc...)
L'origine
du nom de Florenville viendrait de Florentis-villa qui voulait dire
"l'exploitation de Florent.
Il est en tout cas presque certain que le nom de Florenville n'a rien à voir avec la culture des fleurs. Temps mérovingiens et carolingiens. On n'a pas retrouvé de vestiges de cette époque. Certains affirment que la région faisait partie des immenses propriétés de la Maison d'Ardenne - Verdun. Au XIè et XIIè siècle, le centre civil de la région s'est déplacé vers Chiny. Sous les premiers comtes de Chiny, l'ermite St Thiébaut passa par Suxy, l'abbaye d'Orval se fonda (1070). Florenville
fut érigée en seigneurie au début du XIIIè
siècle à l'occasion du mariage d'Isabelle, troisième
fille de Louis, huitième comte de Chiny. La seigneurie comprenait,
outre Florenville et Martué, les villages de Chassepierre, Sainte-Cécile,
Cugnon, Auby, Mortehan et Conques, le tout formant un bloc.
A partir de la révolution française. La révolution
française bouleversa complètement la vie à Florenville
comme partout ailleurs. Elle fut très mal accueillie chez nous et
trouva beaucoup de résistance.
A la fin du XIXè siècle, Florenville commença à être visitée par les touristes. Florenville
paya son tribut aux guerres. En 14-18, cinq maisons furent incendiées
ou bombardées et plusieurs furent pillées. Vingt habitants
furent tués durant le conflit. L'église servit d'hôpital
militaire.
En 1943 et 1944, de nombreux Florenvillois firent partie de la Résistance. Le 18 juin 1944, les maquisards furent encerclés par les allemands dans le bois franco-belge du Banel et massacrés sur place. Florenville
obtint le titre de ville en 1997.
Les Armoiries de Florenville
Ces armoiries
ont été accordées par arrêté royal du
12 mai 1965 (après consentement de l'archiduc Otto de Habsbourg,
descendant de François II et chef de la maison des Habsbourg).
Le collier
est constitué de briquets (le fusil de l'époque) entrelacés,
reliés entre eux par des cailloux au moyen desquels on faisait jaillir
le feu de l'arme.
La redoute de Florenville, poste de guet. Elle est citée dans une liste de 1697 mentionnant 28 redoutes établies le long de la Semois. Ces petits bâtiments, généralement de bois, de terre et de pierres, étaient des postes de guet, intégrés dans une ligne de fortification, édifiée le long de cette rivière par Louis XIV. La redoute,
appelée aujourd'hui La Crainière ou la Poivrière,
est implantée à proximité d'un ancien gué.
Le bâtiment, de plan rectangulaire, à deux niveaux, offre
vers le nord-est une face semi-circulaire, percée d'une meurtrière
surmontée à l'étage, d'une large porte. La façade,
à front de rue, montre au rez-de-chaussée, deux paires de
meurtrières qui devaient flanquer en symétrie deux portes
d'accès. Ces deux entrées particulières sont caractéristiques
de l'architecture militaire française des corps de garde. Le rez-de-chaussée
comporte en effet deux locaux séparés par un mur où
sont établis deux foyers adossés. La plus grande pièce
abrite les soldats et la seconde sert de logement à l'officier de
garde. A l'étage, deux fenêtres se superposent aux entrées.
A gauche, deux fenêtres étagées récentes troublent
la composition initiale; celle du rez-de-chaussée a détruit
une meurtrière.
L'architecture classique de cette redoute est tout à fait remarquable, si on la compare aux redoutes de terre et de bois comprises dans la même ligne de fortification sur la semois. L'implatation à la sortie d'un bourg important, l'utilisation du corps de garde par une compagnie de fusillés, contingent de l'armée régulière, explique le choix d'une architecture sortie tout droit du casernement classique. |