Préhistoire.


On n'a trouvé sur le territoire de Florenville qu'un seul témoin de l'époque préhistorique: une hache en silex datant de 1500 av J.C, découverte en 1953 durant les travaux d'agrandissement de l'Hôtel de France.

Période romaine.

Le territoire est traversé par une chaussée très importante, la chaussée Reims-Trèves. Cette chaussée fut construite en 45 av J-C. sous le règne de Claude.

Chameleux fut le site d'une auberge-relais comprenant plusieurs bâtiments. Ce relais exista pratiquement sur toute la période d'occupation romaine en Belgique. Les bâtiments s'étendaient de part et d'autre de la chaussée et l'on y a retrouvé beaucoup d'objets permettant d'imaginer la vie d'alors (pièces de monnaie, outils, une clé, d'innombrables tessons, pierres sculptées etc...)
Le CAHF (Cercle archéologique et historique de Florenville) organise des visites guidées du relais gallo-romain de Chameleux datant des premiers siècles de notre ère : le site, la chaussée romaine, le relais gallo-romain, etc.
Pour toute information ou réservation, prendre contact au n° de téléphone :  0032/ 061/313589.

 

L'origine du nom de Florenville viendrait de Florentis-villa qui voulait dire "l'exploitation de Florent.
Il est en tout cas presque certain que le nom de Florenville n'a rien à voir avec la culture des fleurs.
 

Temps mérovingiens et carolingiens.

On n'a pas retrouvé de vestiges de cette époque. Certains affirment que la région faisait partie des immenses propriétés de la Maison d'Ardenne - Verdun. Au XIè et XIIè siècle, le centre civil de la région s'est déplacé vers Chiny. Sous les premiers comtes de Chiny, l'ermite St Thiébaut passa par Suxy, l'abbaye d'Orval se fonda (1070).

Florenville fut érigée en seigneurie au début du XIIIè siècle à l'occasion du mariage d'Isabelle, troisième fille de Louis, huitième comte de Chiny. La seigneurie comprenait, outre Florenville et Martué, les villages de Chassepierre, Sainte-Cécile, Cugnon, Auby, Mortehan et Conques, le tout formant un bloc.
Cependant, à la génération suivante, le tout fut morcelé entre les enfants; la seigneurie ne compta plus désormais que Florenville et Martué.
 

A partir de la révolution française.

La révolution française bouleversa complètement la vie à Florenville comme partout ailleurs. Elle fut très mal accueillie chez nous et trouva beaucoup de résistance.
Le 17 mai 1793, le maître d'école (Joseph Massart) de Florenville qui était un chef-résistant fut tué par des soldats français dans une maison près de l'église.
Le 23 juin 1793, Orval brûlait: l'incendie et le pillage durèrent plus de 5 semaines.
En 1839, le Luxembourg fut scindé; ce qui resta alors de l'ancien Duché de Luxembourg s'appela "le Grand Duché".

 A la fin du XIXè siècle, Florenville commença à être visitée par les touristes.

Florenville paya son tribut aux guerres. En 14-18, cinq maisons furent incendiées ou bombardées et plusieurs furent pillées. Vingt habitants furent tués durant le conflit. L'église servit d'hôpital militaire.
En 1940, sur 365 maisons que comptait la localité, 85 furent complètement détruites et 135 gravement endommagées. L'église fut incendiée le 28 mai 1940. Les faits de guerre tuèrent 23 personnes: soldats, déportés, résistants et prisonniers.

 En 1943 et 1944, de nombreux Florenvillois firent partie de la Résistance. Le 18 juin 1944, les maquisards furent encerclés par les allemands dans le bois franco-belge du Banel et massacrés sur place.

Florenville obtint le titre de ville en 1997.
 
 
 
 

Les Armoiries de Florenville
 

Ces armoiries sont celles du dernier souverain des Pays-Bas, François II, dernier Seigneur de Florenville avant la révolution belge de 1830.
Elles groupent les emblèmes des anciens archiducs d'Autriche, des anciens ducs de Lorraine et des anciens ducs de Bourgogne.

Ces armoiries ont été accordées par arrêté royal du 12 mai 1965 (après consentement de l'archiduc Otto de Habsbourg, descendant de François II et chef de la maison des Habsbourg).
Les armoiries sont entourées du collier de la Toison d'Or, ordre prestigieux institué par Philippe le Bon en 1429, et dont le Grand Maître, pour la maison impériale d'Autriche, est actuellement le prince Otto de Habsbourg.

Le collier est constitué de briquets (le fusil de l'époque) entrelacés, reliés entre eux par des cailloux au moyen desquels on faisait jaillir le feu de l'arme.
En-dessous pend la toison du bélier de la mythologie grecque, que l'ordre et le collier rappellent.
 
 
 
 

La redoute de Florenville, poste de guet.

     
      La redoute de Florenville, qui semble être la seule sur la Semois à avoir été conservée en élévation, est une construction en dur, établie en contrebas du village et du promontoire portant l'église.
    Elle est citée dans une liste de 1697 mentionnant 28 redoutes établies le long de la Semois. Ces petits bâtiments, généralement de bois, de terre et de pierres, étaient des postes de guet, intégrés dans une ligne de fortification, édifiée le long de cette rivière par Louis XIV.

     La redoute, appelée aujourd'hui La Crainière ou la Poivrière, est implantée à proximité d'un ancien gué. Le bâtiment, de plan rectangulaire, à deux niveaux, offre vers le nord-est une face semi-circulaire, percée d'une meurtrière surmontée à l'étage, d'une large porte. La façade, à front de rue, montre au rez-de-chaussée, deux paires de meurtrières qui devaient flanquer en symétrie deux portes d'accès. Ces deux entrées particulières sont caractéristiques de l'architecture militaire française des corps de garde. Le rez-de-chaussée comporte en effet deux locaux séparés par un mur où sont établis deux foyers adossés. La plus grande pièce abrite les soldats et la seconde sert de logement à l'officier de garde. A l'étage, deux fenêtres se superposent aux entrées. A gauche, deux fenêtres étagées récentes troublent la composition initiale; celle du rez-de-chaussée a détruit une meurtrière.
    De même, une baie, ménagée entre les deux meurtrières médianes, abîme le verticalisme de l'ensemble.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

      Dans un pignon,une porte charretière -actuellement rebouchée- a été pratiquée à un moment où la fonction agricole secondaire du bâtiment a détruit son caractère militaire. La façade arrière a gardé la distribution symétrique de ses  ouvertures : les portes et meurtrières alternent en harmonie au rez-de-chaussée mais l'étage est aveugle. Une ample bâtière ardoisée à croupe arrondie coiffe le bâtiment.

    L'architecture classique de cette redoute est tout à fait remarquable, si on la compare aux redoutes de terre et de bois comprises dans la même ligne de fortification sur la semois. L'implatation à la sortie d'un bourg important, l'utilisation du corps de garde par une compagnie de fusillés, contingent de l'armée régulière, explique le choix d'une architecture sortie tout droit du casernement classique.